28 novembre 2021

Le Bailleulois Antoine Garrel, 16 ans, sacré champion de France de karaté

 Le 12 mars, à Valenciennes, le Bailleulois Antoine Garrel mettait autour de son cou sa première médaille d’or. Une distinction qui signifie bien plus pour lui…

 Antoine pratique cette discipline au Shotokan karaté club bailleulois depuis maintenant sept ans. Il est ceinture marron.

On était tous très fiers ! On avait confiance en lui. » Comme son mari Christian, Hélène Garrel est ravie du sacre de champion de France de leur fils, Antoine, 16 ans, et karatéka au club de Bailleul depuis maintenant sept ans. Sept années de pratique qui lui auront été profitables jusqu’à présent.

C’est Christian, le papa, qui lui a conseillé de s’y inscrire. « Je manquais de confiance en moi à l’école primaire (9-10 ans). J’avais eu des ennuis, par-ci par-là, avec certains camarades. Et ça me soûlait ! », rapporte le jeune Bailleulois. Et le karaté, parce que c’est un sport « respectueux, avec beaucoup de valeurs ». Alors Antoine commence les premières séances, et le courant passe « tout de suite »« J’ai accroché direct ! », lâche-t-il. Ce qu’il aime ? « Tout ! » L’utilisation des poings, des pieds, des coudes et des genoux. « Au tout début, je pratiquais pour me défouler. Mais quand j’ai eu 13-14 ans, je travaillais bien les gestes, voulais faire des combats et passer mes katas (graduation de ceinture). » La sagesse qu’inculque ce sport a pris le pas…

Uppercut, 2’30’’…

Antoine avait déjà participé à des championnats, mais régionaux. D’ailleurs, il a été sacré vice-champion « zone Nord ». Mais le 12 mars dernier, il entre dans la cour des grands, en participant pour la première fois à des championnats de France. Dans la catégorie 75-80 kg (il en fait 78), junior (16-17 ans). Une première expérience payante puisqu’il décroche la médaille d’or. Pour l’obtenir, le Bailleulois n’a eu à affronter qu’un seul adversaire, plus grand que lui (Antoine fait 1,80 m). Dans cette catégorie, ils n’étaient que deux… « Je n’ai fait qu’un seul combat, rapporte-t-il. C’était bizarre parce que dans la catégorie en-dessous, ils étaient huit, et celle d’au-dessus, cinq. » Qu’importe. Après un round (2 minutes) et trente secondes, il pouvait lever les bras au ciel ; son adversaire n’a pas supporté l’uppercut asséné dans le nez. « J’étais surpris car je n’étais pas du tout essoufflé. Je ne pensais pas qu’il allait abandonner facilement… », commente le Bailleulois.

L’équipe de France ?

Antoine se doutait qu’il avait une chance de remporter ce titre national, mais pas forcément dès sa première participation. Un mois plus tard, ce titre est redevenu presque banal. « Je ne suis pas champion du monde non plus ! », rappelle-t-il, humblement, lui qui met le karaté sur un « piédestal ». Cependant, il a envie d’aller « plus haut ». Pour participer à des championnats d’Europe, par exemple, il faut faire partie de l’équipe de France. Il estime ne « pas avoir encore le niveau » pour y prétendre. Pour cela, il n’y a pas trente-six solutions : « travailler tout le temps, et se faire repérer par le sélectionneur ». Sans pour autant mettre de côté l’école. Il en a bien conscience. « J’aimerais bien faire partie des Bleus, à condition que ça ne joue pas sur ma scolarité. Si je dois y être tous les week-ends, je ne pourrai pas. »Antoine est 1re STI, et a un examen en français et en histoire à la fin de l’année. Alors cet objectif devra peut-être attendre un peu. En tout cas, il aura déjà remporté une belle victoire, celle qui l’a amené au karaté. « Aujourd’hui, j’ai confiance en moi. Maintenant, je sais de quoi je suis capable. » Et c’est bien là le principal.

SOURCE : L'indicateur des Flandres